Les infrastructures de transport en 2020
Un outil au service du Grenelle
Le schéma doit organiser les conditions de report de la demande de transport
vers les modes les plus respectueux de l’environnement, tout en favorisant
la compétitivité des territoires dans le cadre d’un développement solidaire et
équilibré. La politique des transports qui découle du Grenelle doit continuer
à favoriser la demande de mobilité des biens et des personnes, essentielle
au bon fonctionnement de notre société, de notre économie et au bien-être
social.
Cette politique vise à ce que la mobilité s’exprime de manière plus respectueuse
de notre environnement et à rééquilibrer les différents modes de
transport afin de corriger une situation jugée préoccupante du point du vue
du développement durable.
La route y est inscrite, comme les autres modes, dans une politique plus
efficiente des transports et cohérente avec les objectifs du développement
durable (notamment la lutte contre le changement climatique, la préservation
de la biodiversité ou la réduction de la dépendance énergétique).
La réalisation du schéma est inscrite dans le projet de loi dit « Grenelle 1 ».
Le schéma devra porter à la fois sur le développement, la modernisation et
l’entretien des réseaux d’infrastructures appartenant à l’État, mais aussi sur
la manière dont celui-ci entend agir pour réduire les impacts de ses réseaux
sur l’environnement. Il conviendra aussi de préciser la façon dont l’État entend
soutenir les collectivités territoriales dans le développement de leurs propres
réseaux. Tous les modes de transport sont ainsi concernés, du fluvial
à l’aérien en passant par le ferroviaire, la route, le maritime, les transports
collectifs et même le vélo. Les autoroutes de la mer et les autoroutes ferroviaires
trouveront aussi leur place dans le cadre de ce schéma.
Un travail partenarial
Pour son élaboration, la DGITM travaille étroitement avec le CGEDD, le CGDD, la DGAC, la DGALN, la DIACT et l’Ademe. En cohérence avec les engagements pris, le Comité de suivi du Grenelle, présidé par le ministre d’État, est associé à la démarche d’élaboration. Les collectivités territoriales concernées et le Parlement seront invités à débattre des propositions. Avant d’être approuvé par décret, le schéma sera soumis à l’avis de l’Autorité environnementale.
Le chantier est vaste et implique déjà fortement la DGITM, en particulier le secrétariat de la planification multimodale placée auprès du directeur des infrastructures de transport. Il demande une mobilisation de chacun, notamment pour remplir l’objectif ambitieux, fixé par le projet de loi « Grenelle 1 », de réalisation pour la fin 2009.